En mode avocat

 

EN MODE AVOCAT

 

                                                  

 

Si la robe d’avocat évoque pour vous celle d’un religieux, ce n’est pas un hasard… : Historiquement les membres du clergé officiaient également comme avocats en soutane.
De ce passé clérical, la robe a longtemps gardé ses trente-trois boutons symbolisant l’âge du Christ à sa mort.

Les deux bandes de tissu se portant sur l’épaule pourvues d’un rang d’hermine (aujourd’hui de la peau de lapin) constituent l’épitoge qui serait le vestige de la capuche de l’habit ecclésiastique. Mais elle pourrait aussi rappeler l’ancien manteau qui se portait par-dessus l’épaule.

La robe d’avocat (ou toge) possède traditionnellement une traîne dont on ne soupçonne pas l’existence aujourd’hui puisque repliée à l’intérieur. Elle est uniquement déployée à l’occasion de l’enterrement d’un confrère.
Mais, par le passé, cette traîne représentait la puissance et permettait, lors des cérémonies, de mettre une certaine distance avec le reste du cortège.
C’est ainsi que l’homme qui voulait murmurer à l’oreille d’un avocat, s’est pris les pieds dans sa robe.

Aujourd’hui, l’habit d’avocat symbolise surtout l’autorité qui s’attache au service de la justice, mais aussi, l’uniformité et l’égalité d’appartenance entre les avocats.

Sacha Guitry, qui à son époque clamait que « les avocats portent des robes pour mentir aussi bien que les femmes », n’échapperait pas de nos jours aux sanctions de la loi Schiappa renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes …. sauf à faire appel à un homme en robe.

Franquine Zimmermann

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